Les éditions H&O rééditent en poche le roman qui valut à Yves Navarre le prix Goncourt en 1980, Le Jardin d’acclimatation. L’ouvrage sera disponible en librairie le 13 septembre 2019, accompagné d’une préface de Tatiana de Rosnay. Bouleversée par ce « roman coup de poing », l’écrivaine a rédigé une lettre à Yves Navarre, qu’elle n’a jamais connu et qu’elle apprend à connaître au fil du texte, en visionnant les archives de ses apparitions télévisées ou encore en se rendant à sa dernière adresse…

« C’est l’histoire d’un homme jeune qui doit souffler ses quarante bougies. Il ne peut pas le faire. Il ne sait même plus souffler devant lui. » Pour Bertrand Prouillan la vie s’est figée un certain 9 juillet, jour de ses vingt ans, au retour d’un séjour à Barcelone où son père a fait pratiquer sur lui une lobotomie. Ainsi Henri Prouillan a-t-il pu, sans crainte de scandale, accéder pendant dix-sept mois à la fonction de Ministre dans le gouvernement du moment. Vingt ans plus tard, la famille a éclaté, chacun a fait sa vie en tentant d’oublier son rôle dans le drame. Mais, en ce jour anniversaire, l’heure des comptes avec le Père aurait-elle enfin sonné ?
La réédition du Goncourt 1980 répond à la volonté faire circuler le roman le plus populaire d’Yves Navarre en le rendant accessible à petit prix. H&O réédite Navarre depuis 2005, après avoir racheté les droits de ses principaux éditeurs, Flammarion notamment chez qui l’auteur publia 17 romans dont Le Jardin d’acclimatation et trois recueils de pièces de théâtre. H&O travaille à la promotion de l’auteur et de son œuvre avec l’association Les amis d’Yves Navarre. Ensemble, ils ont entrepris de publier des textes inédits — le roman Pour dans peu en 2016, un recueil de poèmes en 2017 — et, en novembre 2018, le premier volume de ses Œuvres complètes.
Le Jardin d’acclimatation
H&O Poche
Format : 10,8 cm x 17,8 cm.
Nombre de pages : 448.
Tarif public : 9,90 euros ttc.
Sortie en librairie : 13 septembre 2019.

À propos d’Yves Navarre
Yves Navarre est né à Condom, dans le Gers, le 24 septembre 1940. Il est mort à Paris le 24 janvier 1994. Yves Navarre a marqué les scènes littéraire et sociale des années 70-80, évoquant son homosexualité à visage découvert à une époque où celle-ci demeurait tabou. Son œuvre compte une trentaine d’ouvrages publiés, romans et pièces de théâtre, dont beaucoup ont été traduits en plusieurs langues. Parmi eux citons Lady Black, Le petit Galopin de nos corps, Kurwenal ou la part des êtres, Portrait de Julien devant la fenêtre, Le Temps voulu ou Ce sont amis que vent emporte, tous réédités par H&O. Yves Navarre a reçu le prix Goncourt en 1980 pour Le Jardin d’acclimatation, le prix 30 Millions d’Amis pour Une Vie de chat en 1986 et le Prix Amic de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre en 1992.
Contact presse : Karine Baudoin • 06 30 08 42 14.

Percuté de plein fouet par la mort de son père, Théo Fléole se réveille après vingt-trois ans d’une vie de torpeur. Il comprend alors que son amie l’a quitté, elle aussi. Sur un coup de tête, il décide de se lancer à sa recherche jusqu’aux lieux mêmes de leur première rencontre. Mais les retrouvailles ne se passent pas comme prévu. Accueilli froidement par une femme désormais mariée et mère de famille, il insiste, s’incruste, fait le siège de sa dulcinée. La love story espérée tourne rapidement au cauchemar et fait vaciller son esprit. Quelque chose pourra-t-il encore sauver Théo de la folie ?
Plusieurs ouvrages d’Yves Navarre témoignent de l’implication de l’auteur dans les enjeux sociaux et politiques et de sa volonté d’en faire matière littéraire. C’est le cas par exemple de Kurwenal ou la part des êtres (1977), de Romances sans paroles (1982), de Premières Pages (1983), de L’Espérance de Beaux Voyages (1984), de Romans, un roman (1988), de Dernier Dimanche avant la fin du siècle (1994) ou encore de Pour dans peu (inédit, 2017), qui tous révèlent l’acuité du regard porté et la pertinence de l’analyse. Les articles qui composent le quatrième numéro des Cahiers Yves Navarre s’intéressent aux diverses facettes de l’engagement de l’homme comme de l’écrivain. Ils révèlent des informations inédites, grâce à l’examen de documents divers dont le Journal de l’auteur, sur le rôle joué par Yves Navarre dans le Syndicat des Écrivains de Langue Française (Karine Baudoin) ou encore sur ses rapports avec François Mitterrand (Philippe Leconte). Les questions de société dont celle de l’homosexualité font l’objet de plusieurs études, qu’il s’agisse de témoignages personnels (Frédéric Canovas, Francis Lamberg), de commentaires littéraires (Claude Guerre, Amandine Maes) ou d’analyses comparatives (Antoine Idier). L’ouvrage aborde enfin l’engagement dans et par la littérature (Sylvie Lannegrand).
Qu’est-ce que la réalité ? Qu’est-ce que la magie ? Peut-on dire des dinosaures qu’ils sont réels, alors que plus une seule de ces créatures ne vit actuellement sur Terre ? (D’ailleurs, ont-ils vraiment tous disparu ?) Et les bactéries ou les ondes radio, comment sait-on qu’elles existent vraiment puisqu’on ne peut pas les voir ? Et si des choses existent que l’on ne peut ni voir ni sentir, qu’en est-il des lutins, des esprits de la forêt ou du dieu Thor (vous savez, celui avec son gros marteau) ? Faut-il croire ce que nos yeux voient quand un magicien sort un lapin de son chapeau ou coupe son assistante en deux devant des centaines de spectateurs médusés ? En fin de compte, comment sait-on ce qui est réellement vrai ?



João Romão, émigré portugais, règne sans partage sur la petite cité ouvrière de Botafogo, dans la banlieue sud de Rio de Janeiro, bidonville fait de bric et de broc qu’il a lui-même contribué à édifier grâce à de nombreux larcins et à l’exploitation la plus cynique de ses contemporains. Travailleur infatigable, boutiquier sans scrupule, il s’acharne jour après jour à amasser une fortune dont il ne tire aucun plaisir. Sa vie est rythmée par les petits drames et scandales qui secouent régulièrement la favela : querelles de voisinage, jalousies de couple, sanglants règlements de compte ou descentes de police. Il doit surtout veiller, dans ce petit monde de passion et de jeunesse, à ce que les intrigues amoureuses et sexuelles qui éclatent régulièrement comme pluies d’orage ne nuisent pas à sa réussite.
Alors que le patron d’une puissante multinationale commercialisant un pesticide accusé de nuire aux abeilles vient d’être abattu devant ses yeux, le commissaire européen Thierry Arevchadian demande à son frère, Tigrane, de rentrer d’urgence de l’île grecque où il passe l’été. Pourquoi ce soudain appel au secours ? Quels documents Tigrane tente-t-il de récupérer lorsqu’il est chloroformé à Athènes ? En quoi ces événements sont-ils liés au passé de leur grand-père, Bedros, unique survivant du massacre de sa famille ? Quelqu’un aurait-il découvert qu’il fut, après guerre, l’un des Vengeurs chargés de liquider les responsables turcs du génocide ?
Olivier Delorme
Dans son nouvel essai Du bon usage du sexe publié chez H&O, Jean-Claude Piquard souhaite apporter « un éclairage nouveau sur l’origine de l’obscurantisme qui entoure aujourd’hui encore la sexualité ». Le sexologue lance d’abord un avertissement : la fertilité des Homo Sapiens leur a permis de supplanter les autres hominidés, mais ce don pourrait aussi conduire l’humanité à sa perte, la surpopulation entraînant l’épuisement des ressources de la planète. Il démontre ensuite comment différentes doctrines politiques et économiques ont, au fil des siècles, exercé leur emprise sur des relations sexuelles déjà régentées par les religions.